décembre 02, 2010

Se laisser glisser dans la délectation.

Avec le peu d'imagination que je possède, j'arrive encore à m'imaginer des scènes qui devraient se produire mais qui restent dans un coin, au creux de ma tête. Qui font tellement mal mais qui font sourire à la fois.
 
        Du haut de mon mètre soixante passé, petit mais assez haut pour que je puisse croiser mon reflet dans le miroir qui orne le mur et trembler de frayeur. Des cernes pareilles à des ecchymoses violettes encadrant ce regard vitreux autrefois pétillant, un visage ciré, sans éclat ni couleur ramenant à un signe quelconque de vie et des lèvres mordues à sang. Seul cela saute aux yeux. Face à la réalité, je crois que l'on pourrait dire qu'un cadavre est face à nous.  Lourde de mes 45 kilos de détresse, tristesse, d'ivresse et tous ces mots désespérés finissant par "esse", on peut dire que c'est quasiment misérable d'en arriver où j'en suis. Mais est-ce que je le sais vraiment, où j'en suis ? Dans tout ce que l'on doit penser croire, voir, imaginer. Ne serait-il pas plus simple de couper quelques heures cette bombe à retardement qui nous bousille le cœur et s'allonger; fermer les yeux, prendre une grande inspiration et expirer tout ce que l'on aimerait évacuer ? Des heures passées devant l'avenir de la télé à s'imaginer autre chose que la superficialité que l'on veut bien nous montrer, au lieu de s'emmitoufler dans une couette comme dans un cocon et se laisser aller dans la béatitude de la tranquillité. C'est plus divertissant de se compliquer la vie. Une vie fantasque, une vie où l'irréel a sans doute pris le dessus au fil des années, nous laissant nous noyer dans cette merde qu'est notre société. Nous étouffant dans ce que nous avons créé. 

Sinon, moi, c'est Pauline

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